Principes

peu nombreux, mais de portée générale

Pluridisciplinarité

ArchitectureAD s’intéresse à l’entreprise complète, pas seulement à son système d’information et son système informatique. Car tous les aspects de l’entreprise, tous les intervenants, ont des attentes vis-à-vis du système d’information : la matière sur laquelle ils travaillent fait partie de ce système. En parallèle, tous les aspects de l’entreprise posent des contraintes qui forment le système d’information : chacun des acteurs a besoin de trouver dans ce système les outils qui lui permettent d’assumer son activité et les responsabilités qui lui sont liées. Ces contraintes, nombreuses car imposées par de nombreux acteurs, expliquent en partie la complexité du système.

Pouvoir traiter ce double jeu de contraintes est à la fois fondamental et délicat. Fondamental puisqu’il est le cœur de la complexité et des complications qui forment le quotidien. Délicat à cause des différences entre les préoccupations qui s’expriment dans les différents aspects, et des points de vue qu’expriment les différents acteurs, et qui relèvent de leurs rôles, de leurs responsabilités, de leur culture… Le croisement des aspects, des préoccupations des concepteurs, et des caractéristiques humaines des acteurs, rend la matrice des champs d’études aussi vaste que diversifiée. Les informaticiens seuls ne peuvent pas s’en sortir, il faut convoquer toutes les disciplines et les savoirs.

Contrôle et maîtrise

Les buts que l’entreprise se fixe ne sont pas que de vains espoirs placés sur un horizon hors de portée, ce sont les conditions de sa survie et de sa performance dans l’éco-système. Les contraintes qu’elle subit ne sont pas que des battons dans les roues, ce sont les règles qui conditionnent l’existence même de l’éco-système. Ensemble, buts et contraintes forment le guides d’ondes dans lequel l’entreprise doit évoluer. Ils sont à la fois sa ligne de vie et la limite de sa liberté. L’entreprise doit donc montrer au reste de l’éco-système, mais aussi aux parties prenantes en son sein, qu’elle est en phase avec les buts et objectifs d’entreprise et les contraintes externes. Être en phase, c’est le contrôle. Être capable de le montrer, c’est la maîtrise.

Conception (pas seulement analyse) et méthode

Contrairement à d’autres systèmes, ceux que la science observe pour les comprendre, le système entreprise est une construction humaine destinée à atteindre des objectifs, qu’ils soient explicitement exprimés ou implicites dans le contexte. L’entreprise est bâtie pour jouer un rôle précis et obtenir des résultats pré-définis : elle a un dessein qui est la justification de sa mise en route. Il ne peut donc être seulement question de l’observer se transformer en espérant qu’elle ira magiquement dans le sens d’un accomplissement du dessein : elle doit être bâtie pour atteindre les objectifs, et adaptée en permanence lorsque les objectifs eux-mêmes évoluent. Ceci entraîne la vérification que chacun des éléments de l’entreprise, chacun de ses composants et des connexions qui les lient, existe pour aider à atteindre les buts. Chacun des éléments est imaginé et conçu à dessein, en préalable à sa réalisation.

Principe d’économie

Économie systémique : la complexité intrinsèque des systèmes qui nous préoccupent est en général bien suffisante pour nous procurer des défis importants, sans être obligé d’y ajouter une complication inutile. Il est donc essentiel de faire la chasse à la complication, chasse assez aisée finalement, tant sa part est grande dans les difficultés que rencontrent toutes les entreprises. Bien entendu, il n’est pas question de réduire à zéro cette part fondamentalement liée à l’humain, mais la marge entre la complexité des systèmes actuels et celle intrinsèque au réel qu’ils représentent est plus qu’assez suffisante pour que des bénéfices énormes sortent du principe d’économie.
Économie de moyens : dans la recherche des solutions, l’économie des moyens à mettre en œuvre pour la réalisation et l’exploitation des systèmes est un critère de sélection. Les moyens sont vus ici au sens le plus large. Il est par exemple tout-à-fait pertinent de privilégier le télétravail aux déplacements incessants de personnes, les techniques multi-média étant aujourd’hui largement matures pour une utilisation efficace dans un cadre professionnel.

Plaisir de faire et de partager

Parce que le travail n’est pas qu’une affaire sérieuse qui devrait rester ennuyeuse, le plaisir dans l’activité est essentiel. Il entretient la conviction, l’énergie motrice, la confiance, l’innovation, et bien entendu la continuité. Ce confort n’est pas qu’un ressenti individuel, c’est aussi, avant tout, un contexte, un environnement favorable. Le partage participe de la création de cet environnement, par la transmission des principes et des savoirs et savoirs-faire apportés.